Endo Breizh : le nouveau réseau qui réunit des spécialistes de l’endométriose en Bretagne

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Victoria Louvel
Rédactrice santé

La vocation du réseau Endo Breizh, récemment créé, est claire : devenir « la filière de santé bretonne pour la prise en charge de l’endométriose », comme l’indique le Professeur Vincent Lavoué, à l’initiative de ce projet.

Favoriser une meilleure prise en charge de l’endométriose en Bretagne

« Certaines jeunes femmes font 200 kilomètres pour venir à Rennes et repartent avec une simple prescription de pilule. C’est dommage de faire autant de kilomètres pour cela », déplore le Professeur Vincent Lavoué, chef du service de gynécologie du CHU de Rennes qui compte développer un annuaire répertoriant les professionnels de santé bretons, pour y remédier.

Autre cheval de bataille du spécialiste ? Sensibiliser aux conséquences de l’endométriose le plus tôt possible. En effet : « 40% d’absentéisme scolaire est lié aux douleurs de règles », alerte encore le Professeur Lavoué, suite à une enquête menée auprès des lycéennes bretonnes.

Sensibiliser, prendre en charge et former : trois leitmotiv qui ont décidé le Professeur Lavoué et plusieurs confrères, à mettre en commun leurs spécialités en créant le réseau Endo Breizh.

Ce dernier se destine principalement aux (futures) patientes, de tous âges : celles dont l’endométriose n’a pas encore été diagnostiquée mais qui ont besoin d’informations ; ou encore celles qui souhaitent consulter un spécialiste proche de chez elles pour être prises en charge.

 

Mettre en commun les spécialités pour mieux soigner et se former

Si le réseau Endo Breizh s’adresse en priorité aux bretonnes atteintes d’endométriose (ou la suspectant), il est également essentiel aux professionnels du médical et du paramédical qui exercent dans la région.

Pour ceux qui sont déjà sensibilisés à l’endométriose et qui souhaitent être référencés comme tels, afin de mieux accueillir leurs patientes et en soigner de nouvelles ; mais aussi pour les professionnels qui souhaitent se former afin de mieux connaître cette pathologie. D’autant plus qu’Endo Breizh fait également de la recherche.

« Pour entrer au sein du réseau, la base est le volontariat », affirme le Professeur Lavoué qui distingue trois niveaux de prise en charge et de soins, mesuré en fonction du degré d’urgence de la prise en charge des patientes : gynécologues, médecins généralistes et sages-femmes représentent les professionnels de santé des soins primaires.

Les professionnels des soins secondaires ? Il s’agit des chirurgiens, médecins de la fertilité, radiologues (car « une IRM à visée de détecter une endométriose n’est pas une IRM classique », rappelle le fondateur d’Endo Breizh), médecins de la douleur ou encore gastro-entérologues.

Enfin, les professionnels de santé des soins tertiaires relèvent, eux, de la thérapie : psychologues et sexologues, ou encore kinésithérapeutes.

 

Pour répondre à tous ces besoins, le site internet du réseau Endo Breizh sera très prochainement disponible : https://www.endobreizh.com