Trouble de l’érection, lâchez la pression !

La vie sexuelle de nombreux hommes et de leurs partenaires est souvent perturbé par les troubles de la sexualité et notamment de l’érection. Quand peut-on parler de troubles de l’érection ? Et si troubles il y a, quelles peuvent en être les causes et quelles seront alors les solutions adaptées ? 

Les troubles de l’érection correspondent à une difficulté, voire une diminution durable de la qualité des érections. On parle aujourd’hui de dysfonction érectile pour définir une incapacité à obtenir ou à maintenir une érection suffisante permettant d’obtenir une relation sexuelle satisfaisante et de pénétrer durablement sa partenaire. Dans les deux cas, quand l’érection ne vient pas, ou ne tient pas, le rapport ne peut avoir lieu. Situation délicate pour l’homme et sa partenaire. Cependant, malgré des troubles d’érection, il reste possible de percevoir du désir, d’avoir un orgasme et d’éjaculer.

 

On évoque des “troubles de l’érection” seulement dans ces cas-là :

  • Lorsqu’ils se poursuivent plus de trois mois.
  • Lorsqu’ils se réitèrent à toute relation sexuelle.
  • Lorsqu’il n’y a pas d’érection lors de la stimulation sexuelle.
  • Lorsque la rigidité de l’érection ne permet pas de pénétration.
  • Lorsque l’érection prend fin précocement au début du rapport sexuel.

 

LA PANNE SEXUELLE PEUT ÊTRE D’ORIGINE PSYCHOLOGIQUE, MÉCANIQUE OU HORMONALE. 

Pour définir la cause, il est important d’identifier la nature des problèmes.

En effet, si aucune érection n’est plus possible, les troubles sont probablement liés à une problématique physique. Les problèmes sont souvent d’origine psychologique lorsque des érections surviennent encore la nuit, le matin ou pendant la masturbation. Heureusement, ils sont souvent réversibles, d’où l’importance de déterminer l’origine de ces troubles pour ensuite commencer à les traiter.

L’une des premières causes est l’hygiène de vie. Le tabagisme, l’alcool, la sédentarité, l’obésité et le surpoids abdominal influencent la qualité des érections. Se bourrer de sucre et de mauvais gras fait grossir le tour de taille, ayant pour effet de perturber la relaxation musculaire au niveau de la verge et, par contrecoup, l’afflux de sang. L’excès de graisse agit de la même manière sur la testostérone, hormone impliquée dans le désir et l’érection. Ainsi, l’excès de cholestérol peut provoquer des troubles de l’érection, lorsque le mauvais cholestérol est présent en trop grande quantité, il finit par s’accumuler et former des dépôts sur les parois des vaisseaux, le diamètre est donc étroit ce qui influence la circulation du sang.

Le diabète, par exemple, va provoquer une mauvaise circulation du sang, en particulier dans l’organe sexuel et constitue donc une des causes les plus fréquentes de DE. L’hypertension artérielle et l’insuffisance rénale peuvent aussi entraîner un mauvais fonctionnement de la circulation sanguine générale.

Les affections hormonales peuvent aussi avoir un lien car un déficit en testostérone peut engendrer des problèmes d’érection.

Par ailleurs, dès lors que vous vous mettez la pression, que vous pensez à l’échec, vous nourrissez une spirale qui, de fait, vous conduit à la panne. On est là dans un blocage psychologique, qui constitue la majorité des cas pour lesquels, bonne nouvelle, il existe des solutions. Plus l’homme recherche la performance, moins il est dans ses sensations, cela rend l’érection difficile voire impossible. Le stress joue ici un rôle inhibiteur puissant. Malheureusement l’homme se focus sur le passé : comme ça n’a pas fonctionné la dernière fois, il appréhende la fois suivante et donc, incontestablement, cela ne marche pas non plus. L’impression d’échec est donc renforcée. Dans cette situation, la solution consiste alors à travailler sur soi pour rompre ce cercle.

 

QUELLES SOLUTIONS ?

Si malgré un changement d’hygiène de vie, le stress, l’angoisse de performance et les troubles durent depuis plus de 3 mois ou si les problèmes rencontrés engendrent une souffrance, qu’elle soit physique ou psychologique, il est important de consulter des sexologues ou des psychologues.

Souvent, les sexologues remarquent que si ce n’est pas une problématique physique, c’est très souvent lié à des angoisses (stress, angoisses de performance ) que le sexologue peut aider à gérer par des  techniques de relaxation, apprentissage sexo-éducatifs. Même si la première consultation peut se faire seul, il est recommandé d’être accompagné par sa partenaire afin de l’associer car son soutien est très important pour un résultat positif durable.

AVIS D’EXPERTS : Camille Bataillon, sexologue

Quel est le rôle de la partenaire dans cette situation ?
Son rôle est de rester bienveillante, ne  pas mettre de pression, être à l’écoute. Si le mal être reste, qu’ils puissent consulter un(e) sexo ou thérapeute de couple car ils peuvent  souvent aider dans ces troubles.

Comment mettre en place un suivi sexologique ?
Dans un parcours PMA, l’aborder avec son médecin ou alors directement prendre rdv avec un ou une sexologue. En une séance on peut toujours prendre le temps de répondre aux questions que l’homme peut se poser; l’aider à déculpabiliser et donner des pistes de solutions.

Dans quel cas précis prendre un traitement médicamenteux
Si le médecin urologue a diagnostiqué un trouble de l’érection avec une cause physiologique ou mécanique.

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